Période 1991 - 1995 environ : en 1991, le maire Eberhard Diepgen est réélu. Lui et le chef du groupe parlementaire de la CDU, Klaus Landowsky, tireur de ficelles secret de la politique berlinoise, rêvent de refaire de Berlin une métropole mondiale. Alors qu'à Berlin-Est, l'industrie de la RDA et des centaines de milliers de Berlinois* de l'Est se retrouvent du jour au lendemain au chômage, des investisseurs avides de l'Ouest espèrent faire de grandes affaires et prennent des risques inédits. Dans leur sillage, les pionniers de la technologie et les squatteurs du centre de Berlin s'emparent d'usines, d'églises et de cinémas vides pour réaliser leurs utopies, du moins à petite échelle, ou simplement pour faire la fête en toute liberté. La Loveparade passe du statut d'événement ridiculisé par quelques passionnés de danse à celui d'histoire à succès. Berlin devient la capitale allemande et se porte en plus candidate pour accueillir les Jeux olympiques de l'an 2000. C'en est trop pour les citoyens de cette ville pauvre et cela pousse les milieux de gauche sur les barricades. Le fait que les nazis fassent de plus en plus souvent la chasse aux étrangers et aux gauchistes dans la partie est de la nouvelle capitale allemande ne correspond pas du tout à l'image de la métropole internationale. La politique s'accroche sans relâche à ses plans et fait construire au cœur de la ville, sur la Potsdamer Platz, le symbole en béton de ses rêves métropolitains. Mais le plus grand chantier d'Europe, sur l'ancienne ligne de démarcation de la mort, a du mal à masquer la réalité : De sombres nuages s'amoncellent dans la nouvelle capitale allemande.
Période 1991 - 1995 environ : en 1991, le maire Eberhard Diepgen est réélu. Lui et le chef du groupe parlementaire de la CDU, Klaus Landowsky, tireur de ficelles secret de la politique berlinoise, rêvent de refaire de Berlin une métropole mondiale. Alors qu'à Berlin-Est, l'industrie de la RDA et des centaines de milliers de Berlinois* de l'Est se retrouvent du jour au lendemain au chômage, des investisseurs avides de l'Ouest espèrent faire de grandes affaires et prennent des risques inédits. Dans leur sillage, les pionniers de la technologie et les squatteurs du centre de Berlin s'emparent d'usines, d'églises et de cinémas vides pour réaliser leurs utopies, du moins à petite échelle, ou simplement pour faire la fête en toute liberté. La Loveparade passe du statut d'événement ridiculisé par quelques passionnés de danse à celui d'histoire à succès. Berlin devient la capitale allemande et se porte en plus candidate pour accueillir les Jeux olympiques de l'an 2000. C'en est trop pour les citoyens de cette ville pauvre et cela pousse les milieux de gauche sur les barricades. Le fait que les nazis fassent de plus en plus souvent la chasse aux étrangers et aux gauchistes dans la partie est de la nouvelle capitale allemande ne correspond pas du tout à l'image de la métropole internationale. La politique s'accroche sans relâche à ses plans et fait construire au cœur de la ville, sur la Potsdamer Platz, le symbole en béton de ses rêves métropolitains. Mais le plus grand chantier d'Europe, sur l'ancienne ligne de démarcation de la mort, a du mal à masquer la réalité : De sombres nuages s'amoncellent dans la nouvelle capitale allemande.