Schlamassel

Société/Famille, Allemagne 2023

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1997, sept ans après la « chute du mur ». C'est l'année où la grand-mère de Johanna décède et où les dissensions au sein de sa famille apparaissent au grand jour. L'âme de Johanna (Mareike Beykirch) se déchaîne. Quoi qu'elle fasse, c'est mal. Tout d'un coup, c'est mal de s'en prendre au voleur d'héritage de l'oncle à l'enterrement de la grand-mère. Johanna ne se donne pas le temps, ni de faire son deuil, ni de trouver la paix. Déchirée par des sentiments ambivalents, elle court en privé et au travail en tant que meilleure stagiaire dans la rédaction locale d'un journal du Brandebourg, le plus souvent cachée derrière son appareil photo. Lorsqu'une photo originale d'une surveillante de camp de concentration tombe entre ses mains, elle saisit l'occasion pour se rapprocher d'Anneliese Deckert (Lore Stefanek), aujourd'hui âgée de 80 ans. En se rendant chez Deckert, Johanna ne se doute pas qu'elle va tomber sur toute la famille et qu'en rendant la photo, elle va déclencher un tourbillon. La réalisatrice Sylke Enders, elle-même née dans le Brandebourg, a raconté dans des films comme « Mondkalb » ou « Schönefeld Boulevard » le fait de grandir à l'Est et dans une Allemagne qui, jusqu'à aujourd'hui, ne semble pas vraiment unie. La rencontre de « Schlamassel » (« malheur », le contraire du mot yiddish Massel = bonheur) devient également le sujet, lorsqu'on parle à la radio des transports Castor, que l'attitude des gens a quelque chose de méfiant, tandis que des néo-nazis chauves s'agitent dans le bar du village. « « Quel gâchis ça a été », dit la vieille femme en ouvrant son album photo. « S'ils voient ça comme ça », répond Johanna, et il faut alors observer son visage. Johanna a ensuite une crise de panique. Non pas à cause de la vieille dame, mais parce que le climat toxique, le manque d'amour notoire au sein de sa propre famille la dépassent. Ce qui est résistant et réussi dans le récit de Sylke Enders, c'est qu'il n'y a pas de confrontation finale, pas de scénario de révélation digne d'un jeu télévisé. Rien n'est développé. Sylke Enders regarde et montre. Dans ses films, elle a de la patience pour les gens qu'on n'aime pas au premier abord. [...] La vieille femme, ses filles, elles savent qu'il s'est passé des choses qu'il vaut mieux taire si l'on ne veut pas d'ennuis. Johanna sait ce qui est passé sous silence, mais elle voit, outre le fait de refouler et de vouloir oublier, quelque chose d'autre qui la déséquilibre : la relation difficile entre mères et filles. [...] Rien que pour le jeu de Mareike Beykirch, il vaut la peine de regarder « Schlamassel ». Sans se donner de l'importance, sans exposer son contenu historique et contemporain, sans l'habituelle dramaturgie explicative morne, le film a une grande véracité ». (Peter Körte, sur : faz.net)
115 min
HD
FSK 12
Audio :
Allemand

Récompenses

Deutscher Schauspielerpreis 2024 Meilleur second rôle Lore Stefanek

Plus d'informations

Réalisation :

Sylke Enders

Scénario :

Sylke Enders

Photographie :

Jakob Wehrmann

Montage :

Sebastian Lempe

Musique :

Bert Wrede

Conception sonore :

Robert Jäger

Interprète :

Mareike Beykirch (Johanna Schreier)

Lore Stefanek (Anneliese Deckert)

Michaela Caspar (Hedi Deckert)

Lina Wendel (Helga Schreier)

Anja Schneider (Caro Schreier)

Anton Petzold (Tom)

Thomas Dehler (Herbert)

Thilo Prothmann (Hannes Krüger)

Leonardo Lukanow (Dirk)

Tristán López (Maik Schreier)

Titre original :

Schlamassel

Langue originale :

Allemand

Format :

1,85:1 HD, Couleurs

Catégorie d'âge :

FSK 12

Audio :

Allemand